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| Israël -1999 : Mort de Hassan II roi du Maroc |
dimanche 14 août 2011
Timbre d’Israël à l’effigie de Hassan II roi du Maroc
samedi 13 août 2011
1969 - réunion de la première conférence au sommet islamique
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| 1969 - réunion de la première conférence au sommet islamique - le roi Hassan II (Y&T 596) |
Le 25 septembre 1969, plusieurs dirigeants de pays à majorité musulmane se réunissent à Rabat (Maroc) suite à l'incendie criminel de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem le 21 août 1969 par un fondamentaliste chrétien de nationalité australienne. L’Organisation de la Conférence islamique (OCI) a été créée sur décision d ce sommet historique. On raconte que Hassan II tenait à l'organisation de cette conférence malgré les différents qui opposaient deux grands pays du monde musulman l'Iran et l'Arabie Saoudite, dont les deux dirigeants étaient deux proches amis de Hassan II. Afin de rapprocher les avis et "vendre" son projet de conférence, Hassan II s'est déplacé en personne dans ces pays en 1968. Le choix de la capital marocaine pour cette première conférence au lieu de Jeddah (qui accueillera par la suite le siège de l'OCI) a finalement permis la participation du Shah d'Iran au sommet.
1968 - Visite officielle du roi Hassan II en Iran
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| Iran 1968 - Visite du roi Hassan II du Maroc (N° Catalogue scott 1472 ) |
Cette visite a été programmée dans le cadre d'une tournée dans des pays clés du Moyen-Orient : la Turquie, l'Iran et l'Arabie Saoudite. Au cours de ces visites le roi du Maroc va relancer son projet de conférence islamique qui sera finalement tenue à Rabat l'année suivante.
Au cours des conversations à Téhéran plusieurs accords sont signés entre l'Iran et le Maroc.
La grande amitié entre le roi Hassan II et le Shah d'Iran était de notoriété publique, elle est sans doute l'une des raisons qui ont poussé le Shah d'Iran à élire domicile au Maroc (pour une courte durée) après qu'il fut chassé d'Iran avec sa famille après la révolution de 1979.
dimanche 7 août 2011
Demnat : grandeur et décadence
Il fut un temps ou Demnat comptait parmi les villes les plus importantes au Maroc, au point qu'un investisseur de la fin du 18ème siècle ait décidé de créer un service postale privé la reliant à Marrakech.
La ville sombre aujourd'hui dans l'oubli et la désolation, depuis qu'elle n'a plus de rôle à jouer dans le commerce jadis prospère entre Marrakech et les tribus de l'Anti-Atlas.
Voici un portrait de Demnat dressé en 1883 par le français Georges de Foucault, tiré de son livre "Reconnaissance au Maroc" :
"Cette ville est le siège d’un caïd qui gouverne la province de Demnat ; celle-ci a pour limites : au nord, les Sraghna ; à l’est les Ntifas et les Ayt Boualli ; au sud,les pentes supérieures du grand Atlas ; à l’ouest,les Glawa et les Zemran.
Demnat est entourée d’une enceinte rectangulaire de murailles crénelés, garnies d’une banquette et flanquées de tours ; le tout est en bon état, sans brèches ni portions délabrées. Trois portes donnent entrée dans la ville.
La Qasba a son enceinte à part et est bordée de fossés, ceux-ci,les seuls que j’ai vu au Maroc, ont 7 à 8 mètres de large sur 4 ou 5 metres de profondeur et sont en partie remplis d’eau. Au milieu de ce réduit, s’élèvent la mosquée principale et la maison du caïd .
Muraille, Kasba, mosquée, maisons, toutes les constructions de la ville sont en pisé ; rien n’est blanchi, sauf la demeure du caid et le minaret qui l’avoisine. Le reste est de la couleur brun sombre qui distingue les habitations depuis Boul jaad. L’intérieur de l’enceinte est aux deux tiers couvert de maisons, en bon état, quoique mal bâties. Le dernier tiers est occupé partie par des cultures, partie par la place du marché : point de terrains vagues ,point de ruines ; en somme, air prospère. La population est d’environ 3000 âmes, dont 1000 israélites ; ceux-ci n’ont pas de Mellah ;ils habitent pèle mêle avec les musulmans qui les traitent avec une exceptionnelle bonté. Demnat est Sefrou sont les deux endroits du Maroc ou les juifs sont le plus heureux. Il y a d’autres rapprochements à faire entre ces deux villes, dont les points de ressemblances frappent l’esprit : même situation au pied de l’Atlas,à la porte du Sahara, population égale, et composée d’une manière semblable ; prospérité presque pareille ; même genre de trafic ; même caractère doux et poli des habitants ; même ceinture d’immense et superbes jardins. En un mot, ce que Sefrou est à Fes, Demnat l’est à Marrakech. Le commerce de Demnat est le suivant : Les tribus de l’Atlas et du sahara (Dades,Todra) viennent s’y approvisionner de produits européens et d’objets fabriqués dans les villes marocaines, tels que cotonnades, sucre, thé, parfumerie, bijouterie, beleras ; elles y cherchent aussi des grains, mais en petite quantité. En échange, elles apportent des peaux, des laines et des dattes, que les habitants de Demnat expédient à Marrakech.
Ce commerce, florissant autrefois, a fait la richesse de la ville, il est en décadence depuis quatre ou cinq ans. A cette époque, le sultan envoya un Amin d’une rapacité telle que le trafic ne fut plus possible :tout ce qui passait les portes de la cité était, quelle qu’en fut la provenance, frappé d’un droit arbitraire si élevé que bientôt les tribus voisines et les caravanes du sud désertèrent ce marché et se portèrent en masse sur Marrakech ou elles se fournissent à présent.
Demnate est entourée de toutes parts d’admirables verges, les plus vastes du Maroc. Au milieu d’eux sont disséminés une foule de villages se touchant presque, qui forment comme des faubourgs de la ville. Ces jardins sont renommés au loin ; leur fertilité, leur étendue, la saveur et l’abondance de leurs fruits, les excellents raisins qui s’y récoltent sont légendaires.
Presque contigus aux vergers de Demnate, s’en trouvent d’autres très célèbres que nous avons traversés en venant : ceux d’Ait OuAoudanous. Ils rappellent un triste exemple de la rapacité du sultan et de la malheureuse condition de ses sujets. Ces jardins, domaine immense et merveilleux, foret d’oliviers séculaires et d’arbres fruitiers de tout espèce, arrosés par des ruisseaux innombrables, appartenaient, il y a quelques années, à un homme fameux par ses richesses et son luxe, Ben Ali ou El Mahsoub, dont la vaste demeure s’élève encore au sommet d’un mamelon qui les domine. Cette fortune énorme, cette ostentation, ce pouvoir, portèrent ombrage au sultan.
Soit pure cupidité, soit crainte de l’influence croissante d’un homme aussi puissant, il le fit une nuit surprendre, saisir,emmener : on le jeta en prison dans l’île de Mogador. En même temps, ses biens furent confisqués et réunis à ceux de la couronne. J’appris plus tard à Mogador que le malheureux Ben Ali, qu’on connaissait sous le nom d’El Demnati, avait, après plusieurs années de captivité, obtenu sa liberté au prix de tous ses biens, mais il n’en jouit pas. A sa sortie de prison, à la porte de Mogador, il mourut.""
La ville sombre aujourd'hui dans l'oubli et la désolation, depuis qu'elle n'a plus de rôle à jouer dans le commerce jadis prospère entre Marrakech et les tribus de l'Anti-Atlas.
Voici un portrait de Demnat dressé en 1883 par le français Georges de Foucault, tiré de son livre "Reconnaissance au Maroc" :
"Cette ville est le siège d’un caïd qui gouverne la province de Demnat ; celle-ci a pour limites : au nord, les Sraghna ; à l’est les Ntifas et les Ayt Boualli ; au sud,les pentes supérieures du grand Atlas ; à l’ouest,les Glawa et les Zemran.
Demnat est entourée d’une enceinte rectangulaire de murailles crénelés, garnies d’une banquette et flanquées de tours ; le tout est en bon état, sans brèches ni portions délabrées. Trois portes donnent entrée dans la ville.
La Qasba a son enceinte à part et est bordée de fossés, ceux-ci,les seuls que j’ai vu au Maroc, ont 7 à 8 mètres de large sur 4 ou 5 metres de profondeur et sont en partie remplis d’eau. Au milieu de ce réduit, s’élèvent la mosquée principale et la maison du caïd .
Muraille, Kasba, mosquée, maisons, toutes les constructions de la ville sont en pisé ; rien n’est blanchi, sauf la demeure du caid et le minaret qui l’avoisine. Le reste est de la couleur brun sombre qui distingue les habitations depuis Boul jaad. L’intérieur de l’enceinte est aux deux tiers couvert de maisons, en bon état, quoique mal bâties. Le dernier tiers est occupé partie par des cultures, partie par la place du marché : point de terrains vagues ,point de ruines ; en somme, air prospère. La population est d’environ 3000 âmes, dont 1000 israélites ; ceux-ci n’ont pas de Mellah ;ils habitent pèle mêle avec les musulmans qui les traitent avec une exceptionnelle bonté. Demnat est Sefrou sont les deux endroits du Maroc ou les juifs sont le plus heureux. Il y a d’autres rapprochements à faire entre ces deux villes, dont les points de ressemblances frappent l’esprit : même situation au pied de l’Atlas,à la porte du Sahara, population égale, et composée d’une manière semblable ; prospérité presque pareille ; même genre de trafic ; même caractère doux et poli des habitants ; même ceinture d’immense et superbes jardins. En un mot, ce que Sefrou est à Fes, Demnat l’est à Marrakech. Le commerce de Demnat est le suivant : Les tribus de l’Atlas et du sahara (Dades,Todra) viennent s’y approvisionner de produits européens et d’objets fabriqués dans les villes marocaines, tels que cotonnades, sucre, thé, parfumerie, bijouterie, beleras ; elles y cherchent aussi des grains, mais en petite quantité. En échange, elles apportent des peaux, des laines et des dattes, que les habitants de Demnat expédient à Marrakech.
Ce commerce, florissant autrefois, a fait la richesse de la ville, il est en décadence depuis quatre ou cinq ans. A cette époque, le sultan envoya un Amin d’une rapacité telle que le trafic ne fut plus possible :tout ce qui passait les portes de la cité était, quelle qu’en fut la provenance, frappé d’un droit arbitraire si élevé que bientôt les tribus voisines et les caravanes du sud désertèrent ce marché et se portèrent en masse sur Marrakech ou elles se fournissent à présent.
Demnate est entourée de toutes parts d’admirables verges, les plus vastes du Maroc. Au milieu d’eux sont disséminés une foule de villages se touchant presque, qui forment comme des faubourgs de la ville. Ces jardins sont renommés au loin ; leur fertilité, leur étendue, la saveur et l’abondance de leurs fruits, les excellents raisins qui s’y récoltent sont légendaires.
Presque contigus aux vergers de Demnate, s’en trouvent d’autres très célèbres que nous avons traversés en venant : ceux d’Ait OuAoudanous. Ils rappellent un triste exemple de la rapacité du sultan et de la malheureuse condition de ses sujets. Ces jardins, domaine immense et merveilleux, foret d’oliviers séculaires et d’arbres fruitiers de tout espèce, arrosés par des ruisseaux innombrables, appartenaient, il y a quelques années, à un homme fameux par ses richesses et son luxe, Ben Ali ou El Mahsoub, dont la vaste demeure s’élève encore au sommet d’un mamelon qui les domine. Cette fortune énorme, cette ostentation, ce pouvoir, portèrent ombrage au sultan.
Soit pure cupidité, soit crainte de l’influence croissante d’un homme aussi puissant, il le fit une nuit surprendre, saisir,emmener : on le jeta en prison dans l’île de Mogador. En même temps, ses biens furent confisqués et réunis à ceux de la couronne. J’appris plus tard à Mogador que le malheureux Ben Ali, qu’on connaissait sous le nom d’El Demnati, avait, après plusieurs années de captivité, obtenu sa liberté au prix de tous ses biens, mais il n’en jouit pas. A sa sortie de prison, à la porte de Mogador, il mourut.""
samedi 23 juillet 2011
Un mariage princier célébré discrètement sur des timbres
En 1960, l'administration postale libanaise émet deux timbres à l’effigie de feu Mohammed V, roi du Maroc, et feu Fouad Chihab, président du Liban de l’époque. Les deux timbres célèbrent "officiellement" la visite officielle du monarque, mais dont la principale motivation, dit-on, étaient les fiançailles du prince Moulay Abdellah du Maroc et de Lamia Solh, fille du puissant ancien premier ministre libanais Riad Solh.
mercredi 8 décembre 2010
dimanche 8 août 2010
Maroc - Marruecos
Pourquoi le Maroc n’a pas retenu l’espagnole comme seconde ou 3ème langue officielle ? Pourtant la zone qu’occupait notre voisin du Nord est bien plus vaste que celle qu’occupait la France (en comptant le Sahara bien entendu).
La question vous parait insensée ?
Sachez que durant deux ans, entre 1956 et 1958, alors que le Maroc avait obtenu (courant 1956) la reconnaissance de son indépendance des deux puissances coloniales, on pouvait lire trois langues différentes sur les timbres en circulation :

La question vous parait insensée ?
Sachez que durant deux ans, entre 1956 et 1958, alors que le Maroc avait obtenu (courant 1956) la reconnaissance de son indépendance des deux puissances coloniales, on pouvait lire trois langues différentes sur les timbres en circulation :

- Arabe et français dans la zone qu’occupait la France
- Arabe et espagnole dans le Nord
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